Face à l’accélération des phénomènes climatiques, chacun de nous doit prendre conscience de l’obligation d’anticiper les dommages potentiels. En adaptant nos espaces de vie de manière préventive, il est possible de réduire le risque et ainsi de maintenir une assurabilité à coût abordable.
La Réunion face au changement climatique
Avec la saison cyclonique qui se termine, vient le temps de repenser aux travaux de prévention à effectuer. Même s’il n’y a pas eu de catastrophes climatiques ces derniers mois, les éruptions récentes du Piton de la Fournaise nous rappellent la force de la nature, et l’obligation d’en tenir compte.
Et, vu son relief et sa situation géographique, La Réunion subit de plusieurs manières les effets du réchauffement climatique. On connaît tous les risques d’habiter ici avec, dans notre passé récent, cyclones, inondations, sécheresse, glissements de terrain, incendies… Sans parler des récentes coulées de lave qui coupent nos routes !
Reste qu’après les dégâts du cyclone Garance, trop peu de nos concitoyens ont encore acquis une certaine culture du risque, indispensable quand on habite La Réunion.
125 000 personnes vivent toujours en zone inondable et 100 000 restent exposées à des mouvements de terrains.
Combien de Réunionnais ont consulté récemment le Plan de Prévention des Risques qui les concerne ? L’objet de ce document est pourtant de les informer sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis. Il définit également les mesures à prendre pour réduire l’exposition au risque et la vulnérabilité des biens et des personnes.
Bien sûr, il existe une Journée Nationale de la Résilience. La prochaine aura lieu le 13 octobre 2026. Son objet est d’informer les Réunionnais pour développer une culture des risques majeurs. C’est aussi l’occasion de développer la résilience collective et réduire la vulnérabilité.
Mais, avec plus de 60 000 sinistres indemnisés après Garance, sans parler des dégâts subis par les foyers non assurés, il semble qu’il reste encore du chemin à parcourir pour améliorer la sécurité et rester assuré.
S’adapter pour rester assuré
Précisons tout d’abord que les assureurs fixent le montant des cotisations d’assurance dommages sur leur estimation du niveau de risque probable à assurer.
Le problème, c’est qu’avec les conséquences du changement climatique à La Réunion, les assureurs ont subi des pertes financières supérieures aux prévisions. En sous-estimant le risque climatique, ils mettent en péril leur équilibre financier.
Rappelons que les mutuelles sont des organismes à but non lucratif qui ne peuvent ni faire de bénéfices, ni enregistrer de pertes. D’où leur obligation de toujours trouver un équilibre entre garantir une couverture solidaire de leurs assurés et ne pas dégrader leur bilan financier.
Avec le changement climatique, les assureurs doivent donc revoir leurs méthodes d’évaluation des risques pour garantir la survie de leur offre assurantielle.
Mais les mutuelles ne peuvent pas relever outre mesure le montant de leurs primes d’assurance. Cela pourrait empêcher certains de pouvoir se payer une assurance.
Et, d’un autre côté, le maintien d’une mutualisation de la sinistralité ne peut pas se faire au détriment des assurés qui jouent leur rôle en matière de responsabilité sociétale.
Aujourd’hui, la balle est donc dans le camp des assurés. L’assurance est moins que jamais synonyme d’insouciance. Pour rester assuré, chacun doit faire sa part. Cela passe, notamment, par effectuer les travaux nécessaires à une baisse du risque encouru.
Cela peut se concrétiser par un renforcement du toit, la mise en hauteur des tableaux électriques... Ou encore, par la pose de volets aux fenêtres, ou la mise à l’abri de sa voiture, etc. L’éventail des actions à mener pour réduire sa vulnérabilité est vaste.
En matière d’habitation, l’Agence qualité construction est une mine d’informations concrètes.
Cette amélioration de son quotidien, en termes de confort et de réduction du stress, ne peut qu’encourager chacun de nous à reprendre confiance en l’avenir.
Le partenariat assureurs – assurés
Pour éviter que certaines zones ne soient délaissées par le marché assurantiel, il importe que le système assurantiel reste mutualisé. Cela passe par un renforcement de la prévention individuelle et collective. On parle donc ici d'un partenariat solide entre assureurs et assurés.
Des deux côtés d’un contrat d’assurance, chaque acteur doit comprendre et assumer son rôle moteur dans la transition écologique. Une résilience efficace est à ce prix.
N’en déplaise aux climato-sceptiques d’outre-Atlantique, l’évolution du climat ne s’inversera pas d’un coup de baguette magique. Et c’est en s’attendant au pire qu’on pourra l’éviter.
Dans cette optique, les assureurs sont prêts à jouer leur rôle en accompagnant particuliers, entreprises et collectivités. Certes, ils ont encore des progrès à faire en matière de décarbonation de leurs actifs. Mais le mouvement est initié et tout retour en arrière serait suicidaire, tant pour les assureurs eux-mêmes que pour leurs assurés.
Dans tous les cas, il est impératif que chacun reste assuré. À nous tous d’assumer, pour garantir une couverture supportable par tous… Donc avec des primes d’assurance et des niveaux de franchises accessibles à tout le monde.
Lire aussi notre article « Assurance et risques climatiques : les enjeux pour La Réunion ».
Pour renforcer concrètement votre résilience face au changement climatique, le Groupe Gesco Assurances est le mieux placé à La Réunion pour vous conseiller efficacement. Ce courtier en assurance est présent à La Réunion depuis 2006. Son expérience en fait votre plus sûr partenaire pour vous préparer un avenir durable et serein.
