En 2025, les emprunteurs exerçant certaines professions ou souffrant de problèmes de santé rencontrent souvent des difficultés pour obtenir une assurance de prêt immobilier. Face aux surprimes et aux exclusions de garanties, des solutions existent néanmoins pour optimiser son assurance emprunteur.
L’assurance emprunteur : un passage obligé
Pour obtenir un crédit immobilier auprès de votre banque, vous devez démontrer que vous pouvez rembourser. Soit vous proposez une garantie de prêt de type hypothèque, cautionnement ou nantissement. Soit vous souscrivez une assurance emprunteur.
En cas d’accident de la vie (invalidité, perte d’emploi, décès), cette assurance va prendre le relais et rembourser le prêt à votre place. Mais elle peut représenter un tiers du montant total de votre crédit.
C’est pourquoi les banques ont pris l’habitude de proposer à leurs clients emprunteurs de s’occuper aussi de leur assurance de prêt. Le problème, c’est que la banque applique des tarifs élevés avec leur assurance de groupe.
Pour introduire un peu de concurrence, plusieurs réformes ont vu le jour depuis 2010. Leur objectif est de permettre aux emprunteurs de souscrire une assurance pour leur emprunt différente de celle de la banque.
Avec la loi Lemoine de 2022, les emprunteurs peuvent maintenant choisir librement leur assureur. Et ils ont aussi la possibilité de changer de contrat à tout moment.
Cette liberté nouvelle a permis à des acteurs alternatifs de proposer à leurs clients des assurances emprunteur plus personnalisées. C’est devenu une source importante d’économie pour les demandeurs d’emprunt immobilier.
Pour en savoir plus : « Payer votre assurance emprunteur moins cher : c’est votre droit ».
Mais pour les profils à risque, que ce soit à cause de leur santé ou de leur métier, certains continuent de rencontrer des difficultés au moment d’emprunter.
Le défi des problèmes de santé pour emprunter
Comme pour toute assurance, le montant de la cotisation d’une assurance emprunteur est basé sur le risque potentiel que représente l’assuré.
C’est pourquoi un emprunteur ayant des antécédents médicaux ou une maladie chronique doit souvent faire face à une majoration des primes, à des exclusions de garantie, voire à un refus d’assurance. Tout va donc dépendre de l’évaluation des risques réalisée par l’assureur.
Par exemple, pour les emprunteurs souffrant d’obésité, l’assureur peut décider d’exclure des garanties certaines pathologies comme l’hypertension, le diabète ou les maladies cardiovasculaires.
Pour atténuer ces difficultés, la loi Lemoine a introduit plusieurs avancées majeures :
· La suppression du questionnaire de santé. Pour les montants assurés inférieurs à 200 000 € par personne, ou 400 000 € pour un couple, finie la déclaration préalable de santé. Il faut seulement que le prêt soit entièrement remboursé avant les 60 ans de l’emprunteur ;
· L’élargissement du droit à l’oubli. Pour les anciens malades d’un cancer ou de l’hépatite C, le droit à l’oubli s’applique après 5 ans au lieu de 10 ans auparavant. Ainsi, 5 ans après une guérison sans rechute et la fin du protocole thérapeutique, il n’est plus obligatoire de déclarer ces maladies en cas de questionnaire de santé ;
· Le droit de résilier son contrat à tout moment. Il est désormais possible, sans frais ni pénalités, de changer de contrat pour une assurance avec de meilleures conditions.
Pour les emprunteurs souffrant de pathologies lourdes, existe la convention AERAS : s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé.
Signée entre l’État, les banques et les assureurs, cette convention établit une grille de référence. Elle définit pour certaines pathologies les conditions pour éviter toute surprime ou exclusion de garantie, ou pour les plafonner.
Pour en savoir plus : « La grille de référence Aeras ».
L’influence de la profession sur la prime d’assurance
Parmi les critères qui influencent le montant de la cotisation à une assurance emprunteur, la profession peut peser lourd. Ainsi, les personnes exerçant un métier dangereux sont jugées plus exposées à un décès ou une invalidité.
Ces métiers à risques sont nombreux : cascadeurs, biologistes, pilotes de ligne, policiers, militaires, sapeurs-pompiers, journalistes, marins-pêcheurs, plongeurs, moniteurs de ski, sportifs professionnels en font partie.
A l’inverse, les agents administratifs, les employés de bureau risquent moins une incapacité de travail.
Pour se prémunir contre cette augmentation du risque, les assureurs appliquent un taux majoré sur l’assurance du prêt. Ainsi, un policier s’il est fumeur et exerçant en brigade anti-émeutes paiera plus cher qu’une caissière de supermarché.
Ces professions à risques ont alors tout intérêt à souscrire une assurance individuelle plutôt qu’un contrat-groupe de leur banque. La délégation d’assurance permet en effet de mieux personnaliser les garanties choisies, facilitant des primes moins élevées.
Le meilleur moyen est alors d’utiliser un comparateur d’assurance comme comparanoo.re pour trouver une offre abordable. Et il est fortement conseillé de ne pas faire de fausse déclaration en négociant son contrat. L’assureur pourrait ensuite refuser de couvrir les mensualités, voire de résilier le contrat.
Pour bénéficier de la meilleure formule, le Groupe Gesco Assurances, courtier en assurances, est à votre disposition à La Réunion. Ses conseillers vous aideront à trouver les compromis les plus rentables et les plus efficaces en cas de problème de santé ou de métier à risques.
