À l’approche de l’été austral et de la saison des cyclones, assureurs et assurés doivent se préparer et se protéger. La Réunion reste marquée par le passage dévastateur de Garance et doit en tirer les leçons. À l’heure de la COP30 et face à la désinformation climatique, le secteur de l’assurance est prêt à s’adapter et à jouer un rôle moteur pour encourager la résilience territoriale.
Le changement climatique, une réalité difficile à nier
La sécheresse touche l’île en ce moment et les conséquences de Garance sont encore visibles. Il est donc difficile pour les Réunionnais de jouer les climatosceptiques, comme certains milliardaires à l’autre bout du globe.
Inondations et glissements de terrain dévastateurs de l’été dernier sont encore présents dans toutes les mémoires. Difficile, dans ces conditions, de ne pas appréhender les conséquences du changement climatique.
Des contrastes saisonniers de plus en plus marqués nous exposent à des épisodes climatiques extrêmes plus intenses et plus fréquents. C’est une réalité à laquelle il est impératif de s’adapter pour en atténuer les conséquences. Il importe de rester optimiste, même face à la raréfaction de l’eau potable et la hausse du niveau de la mer, entre autres…
Certes, La Réunion n’est pas seule à vivre ce dérèglement climatique. Au point qu’il vient de rejoindre la tête du hit-parade des risques, tenue jusqu’alors par les cyberattaques, selon la Fédération des assureurs.
Mais la réalité n’est pas une fake news. Les cotisations des contrats d’assurance augmentent, tout comme les franchises et les exclusions. À l’inverse, les garanties réduisent leur champ d’application.
Avec des pertes financières supérieures aux prévisions, les assureurs doivent revoir leurs méthodes d’évaluation des risques. Le relèvement des primes et l’exclusion de zones difficilement assurables ne sont des solutions durables pour personne.
Lire à ce sujet notre article « Les assureurs jouent leur survie face aux risques climatiques ».
Concertation et prévention doivent réunir assureurs et assurés, tant particuliers qu’entreprises, pour inventer l’assurance de demain.
Prévention et adaptation pour plus de résilience
Sans parler d’« éruption pendant un cyclone », comme récemment le directeur de la stratégie du BRGM (Bureau de Recherche Géologique et Minière), l’heure est à l’anticipation face au changement climatique.
Mais les Réunionnais veulent du concret, et peut-être un peu plus qu’une nouvelle application, type Vigie Risque. Certes, les 13 « rivières » permanentes n’ont rien d’un fleuve tranquille. Et elles rendent donc particulièrement complexe toute mesure de prévention des risques. D’autant que les deux-tiers de la population vit dans une maison individuelle.
C’est la pression démographique qui a poussé certains Réunionnais à s’installer dans le lit actif des rivières et dans les ravines. 5 % de la population court aujourd’hui un risque de plus en plus grand... Surtout avec des maisons de bois et de tôle, construites sans permis.
Ces habitants ne sont pas les seuls. Le passage de Garance a démontré les limites de certaines digues à protéger la population. On a tous encore en tête ces dizaines de voitures flottant emportées par les flots déchaînés.
Le relief de l’île est une réalité : ses fortes pentes seront toujours là. Et elles provoqueront couramment, au moment des cyclones, un important débit d’eau dans les rivières et les ravines. Construire son logement en zone inondable est donc une hérésie.
De même, les grandes baies vitrées au rez-de-chaussée offrent certes une vue imprenable. Mais s’il n’y a pas de solides volets, il ne faudra pas venir pleurer auprès de son assureur après un cyclone ou une inondation.
Et on voit le résultat du manque d’entretien des cours d’eau et du sous-dimensionnement des ouvrages.
Assurance ne veut pas dire insouciance. Et, avec l’expérience des récents événements climatiques extrêmes, ne rien faire relève alors de l’inconscience.
Construire l’avenir ensemble
Pas besoin de regarder dans une boule de cristal pour comprendre que les cyclones et les sécheresses vont s’intensifier et se multiplier dans les années qui viennent.
Les mutuelles sont prêtes à accompagner la population, les entreprises et les collectivités face à cette nouvelle donne. Mais son efficacité va dépendre de la concrétisation de nécessaires partenariats publics-privés.
Maintien de la mutualisation du régime Catastrophe Naturelle, révision des plans de prévention des risques, des SAR (Schéma d’aménagement régional), des PLU (Plan local d’urbanisme), aménagements de l’espace public face aux vagues de chaleur, aux inondations ou au retrait du trait de côte… La liste est longue et concerne tout le monde.
Mais une chose est sûre : il est impératif que chacun reste assuré. Personne ne peut faire face au coût d’un sinistre non assuré. En comparaison, le surcoût d’une assurance, même pour une garantie étendue, n’est rien.
Reste à chacun, individuellement ou collectivement, de faire sa part à son niveau pour améliorer sa résilience. C’est le seul moyen de maintenir sa couverture avec des primes d’assurance et des franchises à un niveau supportable par tout le monde.
Lire à ce sujet : « Les assureurs jouent leur survie face aux risques climatiques ».
Présent à La Réunion depuis 2006, le Groupe Gesco Assurances peut vous conseiller et vous accompagner pour renforcer votre résilience face au changement climatique. Ce courtier en assurance est votre meilleur garant pour un avenir durable sur l’île de La Réunion.
