Placement préféré des Français, l’assurance vie continue de battre des records. Parmi ses avantages, la possibilité pour un épargnant de souscrire plusieurs contrats lui permet d’optimiser son patrimoine, tout en diversifiant ses investissements. Reste à maîtriser la gestion de ce portefeuille avec des objectifs stratégiques clairement définis.
L’assurance vie : nouveaux records de placement
2 119 milliards d’euros : c’est l’encours de l’assurance vie à fin janvier 2026. Le placement préféré des Français démarre l’année sur les chapeaux de roue, avec 19,2 milliards d’euros de cotisations, soit +9 % en un an.
De nos jours, 20 millions de personnes détiennent un contrat d’assurance vie, soit environ 40 % des ménages français.
Cet accroissement continu de ce placement dans le patrimoine des Français bénéficie de l’abandon du Livret A par nombre de nos compatriotes. Avec un taux d’intérêt passant de 1,7 % à 1,5 % au 1er février dernier, plusieurs épargnants se sont tournés vers l’assurance vie, malgré une disponibilité plus faible des fonds. Voir à ce sujet l’article de Libération.
De plus, selon un récent sondage, 48 % des titulaires d’un Livret A, d’un LDDS ou d’un LEP seraient défavorables à l’utilisation de leur épargne (via le Fonds d’épargne de la Caisse des dépôts) pour financer de futurs réacteurs nucléaires, comme annoncé par le gouvernement.
Reste que nous connaissons une période extrêmement troublée de nos jours, notamment avec la guerre au Moyen-Orient. Les risques d’inflation en hausse pourraient ainsi faire remonter le taux du Livret A de 0,1 à 0,2 % en août prochain. Autant d’incertitudes qui ne jouent pas en faveur des livrets réglementés face à la stabilité de l’assurance vie.
Ce placement chouchou de nos compatriotes a aussi d'autres attraits. On peut citer ses avantages fiscaux et ses facilités en matière de transmission. Sans parler de la liberté d’optimiser son épargne avec plusieurs assurances vie.
Pour en savoir plus, lire notre article « Optimiser votre assurance vie avec la nouvelle année ».
Détenir plusieurs assurances vie : un droit et des avantages
Malgré une idée reçue, un particulier a parfaitement le droit de souscrire plusieurs contrats d’assurance vie. Cela peut se faire chez un ou plusieurs assureurs. Le Code des assurances ne fixe également aucun plafond de versement, ni de limites sur le capital assuré.
La preuve ? Les 20 millions de détenteurs d’assurance vie possèdent au total 57 millions de contrats. Cela représente donc plus de 2 contrats par épargnant en moyenne.
Chaque contrat est autonome et dispose de ses propres particularités juridiques et patrimoniales. On parle ici de sa date d’ouverture, de sa clause bénéficiaire, du choix de ses investissements… Cette souplesse permet d’optimiser son patrimoine financier tout en gérant au plus près les risques.
Un des intérêts de détenir plusieurs contrats d’assurance-vie est aussi de diversifier ses investissements.
Vous pouvez, par exemple, investir une partie de votre épargne en toute sécurité dans des fonds en euros. Le capital est garanti et l’intérêt tourne autour de 2 %.
Et, sur un autre contrat, vous pouvez prendre plus de risques en achetant des unités de compte (UC), comme des actions ou des obligations. Les taux d’intérêt sont souvent plus importants. Mais vous avez le risque de perdre du capital, en cas de mauvais choix de placement.
Parmi les autres avantages de disposer de plusieurs contrats, citons l’optimisation fiscale avec une gestion des retraits au plus près de votre avantage. Pour d’autres épargnants, c’est la possibilité de diversifier les clauses bénéficiaires en attribuant, par exemple, un contrat à chaque ayant-droit. Cela peut éviter, dans certains cas, des conflits au moment de la succession.
Dans tous les cas, dès que vous le pouvez, souscrivez un contrat pour lancer le compteur fiscal des 8 ans. Il n'y a pas besoin d'y mettre beaucoup d’argent.
Diversifier ses objectifs
Posséder plusieurs contrats d’assurances-vie ne doit pas être un simple gadget pour être à la mode. Vous allez devoir suivre chaque contrat et payer des frais pour chacun qu’il va bien falloir rentabiliser. Attention, en particulier, aux frais de gestion qui peuvent varier entre 0,5 et 1 % annuellement.
Vous devez donc définir vos objectifs patrimoniaux. En effet, la stratégie d’épargne n’est pas la même si vous mettez de l’argent de côté pour votre retraite, ou si cela va servir à financer les études de votre enfant à horizon de quelques années.
Rappelons au passage que seuls les gains sont taxés et non le capital.
Voici un exemple d’organisation de son épargne :
· Un contrat pour la retraite : son horizon est plutôt lointain. Sur la durée, il est possible, sans trop de risques, d’opter pour des actions ou des ETF, ces placements collectifs qui suivent un indice boursier, comme le CAC 40 ;
· Un pour les retraits de secours, plutôt en fonds en euros sécurisés ;
· Un pour financer des projets utiles, via des UC ciblées sur des secteurs ou des causes qui vous tiennent à cœur.
Si vous n’êtes pas spécialiste, ou si vous n’avez pas trop le temps de vous y consacrer, l’aide d’un conseiller, comme le Groupe Gesco assurances, vous sera sûrement très utile à La Réunion. Ce courtier en assurances vous garantit un suivi personnalisé pour répondre à vos objectifs d’épargne au mieux de vos intérêts.
