Depuis le 1er mars 2026, la hausse de plusieurs forfaits hospitaliers vient s’ajouter à l’augmentation continue des dépenses de santé. Ce nouveau transfert de charge vers les complémentaires santé est censé réduire le déficit de la Sécurité sociale. Mais il se fait au détriment des patients et des plus démunis.
Des hausses des dépenses de santé à répétition
Décidément, 2026 s’annonce comme une année lourde de conséquences financières pour de nombreux patients. Au 1er janvier, c’était déjà la hausse de 1 à 6 euros du tarif des consultations médicales de plusieurs catégories de spécialistes.
Négociée en 2025 entre les syndicats de médecins libéraux et l’Assurance maladie, cette revalorisation affecte, entre autres, les rémunérations des gynécologues, des pédiatres, des psychiatres, des dermatologues, des neurologues, etc.
Depuis le 1er mars, s’applique aussi un nouveau transfert de charge vers les patients et les complémentaires santé. Il concerne la hausse de plusieurs forfaits hospitaliers :
· Le forfait journalier hospitalier passe de 20 à 23 euros ;
· Le forfait psychiatrie augmente de 15 à 17 euros par jour ;
· Le forfait patient urgence (FPU) passe à 23 euros. Il coûtait avant 19,61 euros aux patients se rendant aux urgences sans besoin d’hospitalisation ;
· Le FPU minoré pour patients vulnérables subit une hausse de 8,49 à 9,96 euros. Il touche surtout les personnes en affection longue durée (ALD) et les victimes d’accident du travail avec incapacité partielle.
Les actes coûteux, dépassant 120 euros, verront la participation forfaitaire augmenter au 1er avril de 24 à 32 euros. Cela va s’appliquer aussi bien aux actes réalisés en ville qu’à l’hôpital, en clinique privée ou en hospitalisation à domicile.
Restent exonérés femmes enceintes, victimes d’accidents graves du travail, invalides, détenus, bénéficiaires de l’AME…
Ce transfert de charge de plus de 400 millions d’euros va certes alléger les comptes de la Sécurité sociale, mais au détriment des patients et de leurs complémentaires santé.
Une récente étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) montre que ces déremboursements à répétition touchent, en proportion, plus les personnes à faibles ressources. On parle ici des personnes âgées, des malades chroniques…
Le rôle du forfait hospitalier
Le forfait hospitalier représente la participation financière d’un patient à son hospitalisation. Il finance, en partie, l’hébergement (chambre, literie), la restauration et l’entretien. Il s’applique pour chaque jour passé à l’hôpital, quelle que soit la durée du séjour.
Contrairement aux actes médicaux, cette contribution n’est pas remboursée par l’Assurance maladie. Plusieurs catégories de patients en sont par contre exonérées, comme les bénéficiaires de la CSS, la Complémentaire santé solidaire. La liste des personnes dispensées se trouve sur le site ameli.fr.
Remarque : les personnes touchées par une Affection longue durée (ALD) doivent aussi payer le forfait hospitalier journalier.
Concrètement, ces majorations ne toucheront pas les assurés des mutuelles responsables. Ces dernières ont, en effet, l’obligation de prendre en charge le forfait journalier hospitalier, sans limite de durée. Mais ces augmentations risquent d’être répercutées en 2027 sur le montant des cotisations.
Rappelons que toute hospitalisation doit faire l’objet d’une demande de prise en charge auprès de son assureur. Ce dernier a besoin, avant, d’un devis détaillé des frais, et, après, de l’attestation de sortie. Elle doit être aussi accompagnée de toutes les factures et des justificatifs de paiement.
Reste que pour les 4 % des Français de plus de 15 ans sans complémentaire santé, soit près de 2,5 millions de personnes, l’addition augmente immédiatement. Sont, entre autres, concernés les patients dont les revenus dépassent tout juste le seuil de pauvreté et qui n’ont donc pas droit à la Complémentaire Santé Solidaire (CSS).
Mentionnons, au passage, que près de la moitié des personnes éligibles à la CSS ne la demande pas.
Certains observateurs craignent déjà que plusieurs patients reportent leur opération, voire renoncent à se faire soigner.
Renforcer la relation courtier-assuré
Il est à craindre que les augmentations des dépenses de santé ne s’arrêtent pas là. Même si certains travaillent à une refonte de notre modèle de santé, il existe, en attendant, un moyen de limiter les hausses : faire appel à un courtier en assurances.
L’avenir restant incertain, ce professionnel est sans doute le plus compétent pour adapter votre couverture assurantielle à l’évolution de vos besoins. C’est son cœur de métier.
Pour garder à l’abri et en bonne santé toute votre famille, confiez-lui vos exigences et vos contraintes. Informez-le de toute évolution dans votre foyer. Il est, en effet, important de mettre à jour régulièrement le niveau des garanties contractuelles de vos assurances.
C’est le meilleur moyen d’éviter les doublons de couverture, les garanties dont vous n’avez plus l’usage ou les options trop faibles par rapport à vos besoins.
Un contrat de mutuelle doit être régulièrement revu, pour optimiser votre protection tout en limitant son coût.
Voir notre article « Bonne année, bonne santé ».
A La Réunion, vous pouvez profiter de l’expertise du Groupe Gesco Assurances. Il saura analyser vos besoins et exigences pour vous conseiller au mieux de vos intérêts. Ses conseillers vous proposent un véritable service de proximité, comme à chacun des 35 000 assurés de ce courtier en assurance.
Quatre agences sont à votre disposition : Saint-Paul, Saint-Denis, Saint-Pierre et Saint-Leu.
